
F.E.P. Jean Macé-Section danse TAKA DANSER - 11150 VILLEPINTE
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Histoires de Salsa collectées sur la Toile
b) Lexique de quelques instruments
c) la colonne vertébrale de toute la musique latine
d) La "Clave" pour les danseurs
e) Salsa cubaine ou portoricaine
a) Origine de la Salsa
La création de l'État libre et
associé de Porto Rico en 1952 déclenchera de grandes sorties migratoires de
cette île vers la côte Est des États-Unis, et spécialement vers le Spanish
Harlem (El Barrio), une partie du quartier « East Harlem » de Manhattan à
New York entre la 1re et la 5e avenue et les 96e et 125e rues Est (on les
baptise Nuyorican).
Ainsi, de nombreux musiciens portoricains jouent à New York les rythmes
latins à la mode. Ces rythmes proviennent majoritairement de Cuba, alors
centre de la vie culturelle des Caraïbes de par sa situation géographique.
Mais après la révolution cubaine achevée en 1959, de nombreux cubains
émigrent aussi aux États-Unis (New York et Miami). Cuba, par l'embargo, perd
son rôle culturel central, laissant à New York ce rôle de pôle d'attraction.
La musique à New York sera alors majoritairement d'inspiration cubaine,
jouée par des musiciens de toutes les Caraïbes.
New York voit défiler plusieurs modes venues de Cuba :
- le son cubain (ou rumba) en 1928
- le mambo en 1949 (après avoir transité par le Mexique)
- le cha-cha-cha en 1954
- la pachanga en 1964
- le boogaloo en 1966
Vers 1967, les musiciens
vont revenir à des sources plus latines, le son montuno particulièrement.
Les musiciens new-yorkais vont innover en utilisant également des bongos et
en ajoutant un ou plusieurs trombones à la section cuivre (Eddie Palmieri et
la Perfecta, Willie Colon inspiré par Mon Rivera).
Citons : Lebron Brothers, Charlie Palmieri, Johnny Pacheco, Richie Ray et
Bobby Cruz, Willie Colon, accompagné de Celia Cruz, Hector Lavoe puis Ruben
Blades, Ray Barretto, Roberto Roena, Cheo Feliciano, Bobby Valentin… (la
plupart font partie de la maison de disque Fania, qui est à la salsa ce que
la Motown est à la soul).
À partir de 1973, sous l'impulsion de la Fania, le nom de
salsa sera
massivement utilisé commercialement pour désigner ce mouvement. Le mot
espagnol signifie sauce.
b) Lexique de quelques instruments
Les instruments de percussion cubains énumérés et décrits ci-dessous comprennent des membranophones* (bongo, conga, timbalès) et des idiophones** variés : cloches (campana), hochets (maracas), racleurs (güiro), ou encore idiophones entrechoqués (claves).
* Les membranophones (percussions à peau) : la frappe d'une peau animale tendue sur un fût,
avec des baguettes ou les mains, engendre un son qui est amplifié par la caisse
de résonance. La hauteur du son dépend de la taille du fût, la grosse caisse délivrant
un son plus grave que la caisse claire. Les membranophones comptent la caisse claire,
la grosse caisse, le tambour, le tambourin et les timbales. Les timbales peuvent s'accorder.
** Les idiophones : ces instruments utilisent la résonance du matériau frappé et
n'ont pas
de caisse de résonance. Les idiophones (idio = « par soi-même ») renferment les castagnettes,
les cloches, les clochettes, les cymbales, le gong, la marimba, les métallophones,
le tam-tam, le triangle et le xylophone.
Campana
